Twitter : Adviso vous propose un débat

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Twitter le débat

Si une chose est certaine, c'est bien que Twitter alimente les passions.  Nous vous proposons un débat en deux articles sur le sujet sur la pertinence de l'outil en contexte d'affaires.  Vos commentaires et réactions sont les bienvenues, et c'est ici que nous vous demandons de les donner.

Dans le coin gauche, Simon Lamarche nous donne son point de vue critique sur l'outil avec son article Twitter : beaucoup de bruit pour peu de tweets….

Dans le coin droit, je vous donne ma version des faits avec un article plus positif sur Twitter et ses possibilités pour une entreprise avec mon article Twitter, un outil pour rejoindre les ambassadeurs.

Laissez-vous aller, on veut que ça saigne !

Partagez cet article sur Twitter pour recueillir le point de vue de vos amis.

COMMENTAIRES

  1. Etienne Chabot

    Tout d’abord merci à Simon de tenter de défendre l’indéfendable devant les geeks et blogueurs. C’est courageux. Ton analyse m’a fait prendre conscience de quelques éléments nouveaux qui sont souvent noyés par les arguments pro-twitter.

    Même si à la base Twitter est né du besoin de vouloir resté connecté avec ses amis dans le but d’être au courant, en temps réel de ce qui se passe dans leur vie, je crois que la véritable valeur de Twitter est ailleurs. La majorité de mes amis ne se servent pas de Twitter et pour la partie mise à jour de statut ils se servent de Facebook. La majorité de mes amis Twitter sont des personnes à qui je n’ai jamais parlé de vive voix ni même échangé un email. La valeur de ce réseau est plus au niveau du partage d’infos de nature professionnelle. J’y trouve pas mal mon compte. Au point même de délaisser Google pour effectuer des recherches sur des sujets qui me touchent du point de vue professionnel au profit de Twitter. Avec Twitter, l’info pertinente vient à moi plutôt que d’avoir à la chercher moi même sur Google. Oui, il faut être organisé pour ne pas se faire étourdir par le bruit de Twitter mais avec un minimum d’efforts, il y a beaucoup à gagner.

    Sachant que je ne suis pas le seul à voir Twitter sous cet oeil, je m’efforce désormais de publier sur Twitter plus de Tweets ou de liens de nature professionnelle que de Tweets personels. J’en laisse passer quelques un mais je réserve les statuts de type « États d’âme » à Facebook où le cercle d’amis est plus restreint et plus choisi surtout. Et si jamais certains de mes followers ne font pas de même, je les ignore en les filtrant avec Tweetdeck ou Seesmic ou je cesse simplement de les suivre.

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  2. Jean-François Renaud

    @ Andrée
    Il peut être utile autant en B2B qu’en B2C, mais comme plusieurs commentaires le mentionnent, ce n’est pas tous les groupes qui peuvent être facilement rejoints par Twitter. C’est du cas par cas, en fonction de la culture de l’industrie visée et de l’entreprise qui considère utiliser le mediium. C’est aussi lié à la maturité numérique de la clientèle visée. Mais selon moi, ça alimente drôlement bien le bouche à oreille en le faisant décoller à partir de personnes souvent influentes dans leur milieu.

    @ Jean-Sébastien
    Tu as tellement raison, Twitter a le meilleur et le pire. Je crois que ceux qui disent y avoir été et qui ne comprennent toujours pas ne se sont tout simplement pas donné la peine de chercher des gens intéressants à suivre.

    @ Morgane
    « Mais à titre pro, il me permet de faire passer l’actualité de mon entreprise à un auditoire plus large (tout comme Viadéo), il me permet d’assurer une veille sur l’actualités et les technologies de la com. » Tu es l’une des influenceur(e?) auquel je faisais référence dans l’article.

    @ Dorianne
    Je partage ton avis sur « l’accès » à des gens que l’on a envie d’écouter et d’apprendre de, j’adore ça.

    @ Vincent
    Twitter ajoute une autre couche de sémantique et contextualise des contenus comme les blogues l’ont fait précédemment (et encore) pour les sites Webs plus traditionnels.

    @ Martin et Simon
    Je vous trouve un peu bizarres avec votre comparatif Twitter/Second Life.

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  3. Samuel Lavoie

    J’utilise Twitter depuis 2 ans (dans 5 jours :)
    Pour ma part j’expliquerai la popularité de Facebook dans le grand public par deux raisons. 1. Dans de nombreux pays Facebook à traverser une barre de popularité qui le rend indispensable, tout le monde connait quelqu’un dessus et peux donc connecter et l’expérimenter facilement, à faible cout d’effort, d’attention. 2. Facebook apporte plein de gadgets, trucs débiles pour beaucoup d’entre nous, mais ça plaisent et les gens restent et l’utilisent plus. Twitter est très (et le restera, je pense) spécifique dans ces fonctions qui ne rejoignent peut-être pas autant de gens.

    Je vois Twitter devenir mainstream s’il leverage les SMS mais comme c’est très dépendant des télécoms ce n’est pas gagné. Pour ma part mon utilisation des 2 plates-formes à augmenté en ayant des utilisations différentes.
    Super la discussion.

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  4. Martin Lessard

    @Simon,
    ce que tu dis est que la « bulle » SL se répètera pour Twitter -et c’est donc logique d’attendre 2-3 ans pour confirmer ou infirmer. SL dans ton exemple n’est qu’un synonyme de ‘bulle’ (« fad »).

    Mais l’insuccès de SL est due à un vague plus profonde : le 3D comme plateforme de communication et de réseautage n’a pas levée.

    Ce n’est pas SL qui s’est planté (ou plutôt qui n’a pas su atteindre les espérances démesurées – ce qui est différent, on s’entend) c’est la « réalité virtuelle » comme métaphore d’interface médiatique aux relations communicationnelles et sociales qui n’a eu aucune résonance dans la société (sauf pour engouement de passage).

    SL n’était pas tout seul: Entropia Univers, There, Habbo Hotel, Cyworld. C’est donc le constat d’un échec général. Second Life, c’est métaphore du bar « in » qui n’est plus in ( j’ai élaboré sur le sujet en 2007 : http://bit.ly/114LwU ).

    Alors le rapport avec twitter? Est-ce qu’il est une ‘bulle’? Twitter représente la micro-bloggage (parler par petite ligne à qui veut entendre) et ça, je crois, ne disparaîtra pas. Facebook pourra peut-être tuer Twitter, mais en le faisant FB est en train de devenir Twitter (donc perpétue le micro-bloggage !).

    Twitter est devenu le synonyme de l’usage intempestive de courte phrase lancée à la face du monde. On aura toujours besoin d’un canal « pour écrire à qui de droit », un forum gigantesque sans thème où chacun peut laisser un message dans un bouteille. Que la bouteille soit reprise dépend de son contenu…

    @Swann,
    Twitter malgré sa « simplicité » ne marchera pas avec le grand public autant que Facebook : pour reprendre ma métaphore de la bouteille lancée à la mer, les gens préfère la jeter dans un petit lac, celui de leur communauté.

    La niche, qui ne sera pas si petite tout de même, s’adresse surtout à ceux qui sont dans le domaine des communications, les seuls qui comprennent la valeur (et qui peuvent profiter de cette valeur) de ce fil de presse mondial. (voir le commentaire d’Andrés juste au dessus)

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  5. Andrés

    J’abonde dans le sens de l’analyse de Martin. Twitter est trop abstrait pour séduire le grand public… Il est cependant un outil de choix pour les influenceurs, les relationistes et les leaders d’opinion en ligne. La dimension textuelle et syntaxique de Twitter n’arrivera jamais à accoter l’attrait visuel, narratif et universel de Facebook. Les deux gagnent beaucoup à être exploités en tandem.

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  6. Dorianne Deshaies

    Moi j’adore l’outil pour plusieurs des raisons invoquées par Jean-François : simplicité, peu d’info perso, rester au courant des nouvelles dans son domaine.

    Ce que je trouve le plus trippant est « d’avoir accès » à des gens que je n’aurais probablement pas eu l’occasion de rencontrer facilement en plus d’en découvrir d’autres. On peut leur adresser la parole et réagir sur des propos en un clic, c’est assez extraordinaire ! Il est intéressant de voir les gens aller sur Twitter… Après quelques semaines, on sent qu’on les connaît déjà un peu mieux (style, personnalité) en plus de pouvoir juger de leur professionnalisme (jusqu’à un certain point mais quand même).

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  7. Morgane

    J’utilise Twitter à titre pro et perso depuis quelques mois.

    Le compte perso, c’était pour tester et comprendre le fonctionnement avant d’aller exposer mon entreprise sur le web. Depuis que je twitte, je délaisse Facebook.
    FB c’est marrant au début. On teste tout avant de s’apercevoir du temps passé à des bétises.

    Oui Twitter est bavard et le devient de plus en plus, sûrement une de ces limites. Il tourne parfois en rond (je retwitte, il retwitte …).

    Mais à titre pro, il me permet de faire passer l’actualité de mon entreprise à un auditoire plus large (tout comme Viadéo), il me permet d’assurer une veille sur l’actualités et les technologies de la com. Je satisfais ainsi ma curiosité et je viens de m’apercevoir que mon nouveau métier avait un nom et était recherché !

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  8. vincent

    Oui bien sur twitter peut devenir un formidable atout pour une entreprise au moins dans un usage externe dans un premier temps. Sa force est de créer du lien différent des blogs ou facebook et de combler les espaces vides entre chacune de vos information ou chacun de vos billets.

    En interne c’est pas gagné d’avance si ce n’est dans une intégration à la mode google Wave

    a propos de débat en webtv sur twitter, j’ai eu le plaisir de participer à celui-ci http://www.techtoctv.com/event/21/quel-usage-pour-twitter-en-entreprise

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  9. Jean-Sebastien

    @Sebastien. Je verrais bien un webcast avec nos deux opposants.

    Je me range derrière Jef sans toutefois nier ce qui a été rapporté par Simon. Twitter reste aussi impertinent que Facebook si vous tentez de poser des actions marketing sans réfléchir à la cible, le message, la relation. Aussi, si vous trouvez Twitter impertinent, c’est de votre faute. VOUS choisissez les gens que vous suivez, VOUS interagissez avec eux. Je m’en sers pour trouver de l’information sur mon domaine et sur mes passions et de les partager avec mes contacts.

    IJe suis un fan de Twitter, de ses forces et de ses capacités (voir l’article de JEF) mais il reste que ce n’est pas pour toutes les actions marketing ni toutes les compagnies. Twitter prend du temps à gérer, tout comme facebook. Il faut du personnel qualifié pour s’en occuper. Vous connaissez le nouveau poste le plus en demande sur le web : Community manager. Ce n’est pas peu dire.

    Oui, on fait beaucoup de bruit sur Twitter car c’est original (contenu limité, ouverture aux API) et parce qu’il possède beaucoup de potentiel. Simon apporte un point intéressant, Twitter devra mourrir pour décentraliser la microblogging. Il reste que la technologie est simple et plusieurs concurrents marginaux (socialtext entre-autres) offrent des solutions pour tous sites voulant faire du microblogging.

    Je vois l’avenir d’un bon oeil pour Twitter, il sera acheter par Google et intégré à Google Wave! :)

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  10. Swann

    @ Martin
    Les gens qui sont accros à FaceBook et à leur actualisation de statut, ne comprennent pas à quoi sert Twitter et qu’est ce que cela leur apporterait de plus que FB. À l’heure actuelle, ils n’y voient que des points en moins : manque de partage, jeux en moins, tests, etc.
    Mais comme tu dis, « il a tout de suite plu à la blogoratie « , mais la « blogoratie », c’est loin d’être la majorité des gens qui sont sur FB, ça reste une niche.
    Donc, je suis bien d’accord avec toi quand tu dis que Twitter restera encore très niché; et ce , malgré le côté mainstream qu’il a pris ces derniers mois.

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  11. Jean-Philippe Murray

    @Simon … Si on se fit au fameux « Hype Cycle for Emerging Technologies » de Gartner, Twitter (et le microblogging) est encore à une phase complète de la maturité (et donc des applications utiles pour les entreprises) et ils ne planifient pas la « maturité » pour encore 2 à 5 ans… J’ai tendance à adorer ce graphique, alors pour moi, dire qu’il ne réussira pas à tout faire ce qu’on pense qu’il peut faire actuellement, c’est un peu tiré par les cheveux… Twitter, c’est encore un ado boutonneux, attends à l’âge adulte, on pourrait être surpris. (Idem pour les mondes virtuels d’ailleurs…)

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  12. Simon Lamarche

    Je me doutais bien que cette phrase ferait jaser Martin :)

    Quand je fais le rapprochement entre les 2, ce n’est pas au niveau de la philosophie d’entreprise, du modèle d’affaires ou de la technologie. Je pense seulement que Twitter est un phénomène émergent (comme Second Life il y a peu de temps), qui ne réussira pas à faire tout ce qu’on pense qu’il peut faire actuellement (comme Second Life il y a peu de temps), mais qui entraînera dans sa lignée des modèles d’affaires viables dans les prochaines années (comme Second Life).

    C’est vrai qu’on pourrait dire la même chose de Facebook et de plein d’autres nouvelles plateformes et que cette comparaison est très grossière…mais dans 2 à 3 ans, on verra comment se porte Twitter et on pourra savoir si il y a ressemblance avec Second Life.

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  13. Martin Lessard

    (petite note: Twitter n’a pas « qu’un an », il a été créé en 2006 (il s,appellait Twittr, sans ‘e’ comme le voulait la mode post-bulle –la bulle des ‘e’-n’importquoi), a pris son envol en 2007 et s’est imposé en 2008)

    Simon, tu es courageux de défendre le côté négatif. Par contre le rapprochement avec Second life est bancal (c’est une plateforme riche, fermée, lourde –l’inverse de Twitter). On aurait pu dire la même chose pour facebook. Donc l’argument ne tient pas.

    Twitter, à mon avis, a pris son envol à cause de Facebook (SL est bien trop lourd pour arriver aux mêmes fins, c-à-d réseauter): en découvrant FB et son service de « status », les gens on compris par ricochet à quoi servait Twitter. Et parce que twitter est ouvert, il a tout de suite plu à la blogoratie.

    Mais je crois que l’outil va rester très niche, pour l’élite électronique. Facebook va rafler le grand public (surtout s’il ouvre ses status)…

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  14. Jean-Philippe Murray

    « Share and discover what’s happening right now, anywhere in the world. »

    Belle phrase, sur la page d’accueil de Twitter! Twitter, c’est pas « juste » un outil d’entreprise, ni un « juste » un outil de discutions. C’est même pas les deux en même temps! C’est un outil d’humain qui communiquent bien ce qu’ils veulent au monde entier. C’est pas du bruit, c’est à ça que ça sert, c’est tout! Si on est capable d’arnacher l’outil pour en faire quelque chose de « pro » après, c’est superbe, mais ça restera pas le but premier, il y aura toujours plus de « bruit » que de trucs sérieux à y lire…

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  15. Andrée Crevier

    Bonjour à vous deux,
    Diriez-vous que Twitter est davantage un outil pour les consommateurs et les entreprises vendant directement aux consommateurs, pas les B to B (business to business)?

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