Le trust rank toujours d’actualité

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trust rankA l’heure actuelle, on parle beaucoup de social rank qui consiste en la prise en compte des signes sociaux par les moteurs pour classer leurs résultats de recherches.

On a cependant tendance à oublier un autre critère « off site » mis en place par Google il y a quelques années : le trust rank.

Définition (source) : Classement des pages web effectué par Google sur la base du nombre de liens provenant de sites de confiance évalués par des experts humains. Cette méthode, issue du pagerank, a pour but d'éviter la fraude au positionnement obtenue par une multiplication de liens entrants de mauvaise qualité, provenant par exemple de link farms.

Je pense que le côté humain est moins présent qu’à l’époque et que Google a automatisé ce processus d’analyse depuis. Il y a en effet des moyens simples de classer des sites comme étant de confiance (notamment tous ceux qui ont des extensions gouvernementales par exemple).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un constat intéressant relevé sur un cas client qui témoigne de l’importance toujours présente de ce critère.

Contexte :

Pour ce client, nous essayons constamment d’augmenter et maintenir notre position dans le top 3 de Google sur un mot clé très stratégique pour lui dans un environnement très concurrentiel.

Nous travaillons pour cela essentiellement sur des actions off site puisque la page positionnée est déjà très bien optimisée en termes de contenus.

Ce mot clé est associé à la langue française mais le site vise à la fois les marchés francophones et anglophones ce qui est important pour la suite de notre analyse, notamment au niveau de la stratégie de domaine.

Généralement, nous oscillons entre la 2ème et la 3ème place du classement mais restons toujours dans le top 3 depuis maintenant 6 mois. Ces variations (tests?) de positions de la part de Google sont assez classiques? Surtout, sur des mots clés très concurrentiels.

Et voilà qu’un matin, oh surprise, un nouveau compétiteur rentre dans la course et se place directement en 3ème position et nous déclasse donc en 4ème place ce qui n’était jamais arrivé en 6 mois.

Le problème devient beaucoup plus important que d’habitude pour deux raisons :

  • L’industrie étant très concurrentielle, la page de résultat Google sur le mot clé propose beaucoup d’Adwords et donc la plupart du temps la 4ème place se trouve en dessous du fold.
  • Ce concurrent se plaçait toujours au-delà de la 5ème place de la page de résultat auparavant ce qui peut donc témoigner d’une réelle mise à jour de Google quant à l’attribution des positions sur ce mot clé. Si c’est le cas, on pourrait bien avoir ce concurrent dans notre top 3 pour un moment.

 Analyse :

Notre premier réflexe a donc été de lancer une analyse spécifique sur ce concurrent afin de comparer son « link graph » à celui de notre client. J’entends par là, l’analyse des liens obtenus par ce concurrent. Nous avons donc regardé depuis quels types de sites étaient faits les liens ainsi que les ancres de textes utilisées.

J’ai également pris le problème dans l’autre sens et regardé quelle stratégie de domaines utilisaient les concurrents (ceux dans le top 3 de Google sur le mot clé) versus celle de notre client.

D'un point de vue stratégie de domaine, tous les compétiteurs qui se placent devant notre client disposent d'un domaine unique pour leur marque qui traite les deux langues (FR/EN). Cela permet ainsi de concentrer l'autorité acquises par les liens externes sur un seul et même domaine.

Car même si des liens avec des ancres en anglais rentrent sur des domaines qui ont plutôt vocation à se positionner sur les deux langues, cela renforce toujours l’autorité du domaine en général. Notre client dispose lui d’un domaine dédié à chacune des langues.

En comparant l’autorité des domaines des concurrents avec ceux de notre client, on voit d’ailleurs que ces derniers sont en dessous des autres car leur autorité est diluée car justement pas concentrée sur un seul domaine. Premier constat d’erreur stratégique identifié.

Ensuite, on voit que le domaine FR de notre client (celui sur lequel on travaille) dispose d'un fort volume de liens ce qui montre que le problème ne se situerait pas tant au niveau du volume mais plutôt au niveau de la nature et de l'autorité des liens entrants. On le sait depuis bien longtemps, la qualité de liens importe plus que la quantité.

Nous savons aussi que ce volume est principalement lié à des inscriptions annuaires ainsi qu’à la mise en place de certains liens footer lors d’un précédent mandat par une agence concurrente.

Nos actions ont été plutôt basées sur de l’obtention de liens uniques de qualité sous différentes formes d’intégration (communiqués de presse, articles, liens sidebar, etc.)

De, là, nous avons analysé la nature des liens entrants pour ces concurrents en prenant pour chacun, leurs liens entrants ayant une forte autorité de domaine (+ de 50/100) via l’outil site explorer.

De cette analyse, on remarque que les liens entrants de ce type sont souvent obtenus depuis des sites à forte valeur institutionnelle. Ils sont généralement sous la forme de partenariats et sans forcément être dans la thématique de l’industrie du compétiteur.

Plus surprenant encore, ce sont souvent des liens faits à partir d’images et non d’ancres textes classiques qui permettent de travailler des mots clés comme les aiment les référenceurs.

Constats et enseignements :

  • Google prendrait en compte les alt des images faisant des liens au même titre que les ancres de texte classiques. Je trouverai cela logique puisqu’un lien texte ou image reste un lien et donc un vote pour un moteur de recherche. Dans le cas d’un lien image, si le lien est optimisé (nom de l’image, attributs alt et title renseignés) je ne vois pas pourquoi Google le déprécierait.
  • Google continuerait ainsi d’appliquer sa politique du trust rank en analysant l'autorité et la légitimité du site émetteur du lien afin de vérifier sa crédibilité en tant que site web. Cela va totalement dans le sens des dernières mises à jour comme pingouin qui sous pondèrent les ancres textes sur optimisées.

 

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