Retour sur le webcom : imarkscore et quelques conseils tirés des conférences
Publié le 17 novembre 2011 par ThomaC’est mercredi le 16 novembre que se déroulait la conférence Webcom Montréal où des conférenciers québécois et internationaux y ont pris part. L’édition de cet automne était différente des précédentes par l’ajout d’OpenGouv et de l’imarkscore qui se déroulaient en même temps que les conférences usuelles. OpenGouv consistait en une suite de conférences sur la rencontre entre le gouvernement et les médias sociaux. L’imarkscore, pour sa part, est une initiative de HEC Montréal.
Hier a eu lieu le lancement officiel de l’imarkscore avec la tenue d’un panel d’experts qui débattaient sur les résultats obtenus par les entreprises. De manière simplifiée, l’imarkscore est le classement des initiatives Web (moteurs de recherche, médias sociaux, sites et applications mobiles et Web) de 85 entreprises canadiennes répertoriées en 15 secteurs industriels différents. On pouvait y trouver de tous les types d’entreprises : de Renaud-Bray à Uniprix en passant par Radio-Canada et Air Canada.

Les résultats de cet outil de gradation des entreprises sur le Web ne sont malheureusement pas disponibles pour chacune des catégories, mais le classement final a pu être visualisé. On peut y trouver au top des entreprises Radio-Canada, Ikea et Rogers Communications alors qu’à la fin du classement des entreprises comme BMR, Nolitours ou Réno-Dépôt y prennent place. Certains résultats se révèle être moins étonnants que d’autres, caril le Web ne doit pas être la première priorité des centres de rénovation versus des détaillants en ligne! Pour voir le classement final.
Voici le top 10Â :

Cet outil semble intéressant à première vue, et j’ai très hâte de voir les critères d’évaluation utilisés pour classifier les entreprises étant donné les résultats obtenus de certaines compagnie. Imarkscore s’explique grâce à sa méthode scientifique.
Je n’ai malheureusement pas assisté à toutes les conférences, mais voici quelques conseils tirés de la conférence de Mario Sundar :
- Companies are conversations
- Lighten Up
- Key pieces of socialisation are the employees
Je tiens à souligner l’importance de l’implication des employés pour les présences sociales des entreprises. Souvent oubliés, ceux-ci sont pourtant les parfaits ambassadeurs qu’une entreprise pourrait avoir étant donné qu’ils sont déjà des convertis. Donner la possibilité aux employés de participer aux présences sociales de l’entreprise, c’est la possibilité d’obtenir du contenu auquel une entreprise n’aurait pas pu penser. La crainte majeure des entreprises est forcément que les employés pourront alors dire qu’ils sont mécontents de leur travail et perdre le contrôle. Pourtant, on peut voir des compagnies de tailles importantes comme Zappos intégrer à même leur processus sociaux.
Une autre conférence intéressante était celle de Maria Ogneva qui portait sur le Social Business. Elle y présentait les 10 grandes étapes pour transformer son entreprise en Social Business :
- Tie to business objectives
- Listen across channels
- Have a response plan
- Have a clear (social media) policy
- Connect & collaborate
- Integrate systems
- Mobilize & enable
- Measure and predict
- Create a community (Stop chasing the same 10 influencers)
- Lean, evolve and co-create
Je pense que ces grandes étapes représentent bien la réalité d’une entreprise désirant être sociale. Il est certain que cette démarche ne se fait pas instantanément et qu’il faut y mettre temps et argent! En terminant sa présentation, elle a dit une citation qui m’a fait plaisir à entendre : « Hire for passion, skills can be taught ».
Petite note pour dire congrats à Tara Hunt qui a gagné le prix Cartier, un prix qui vise à récompenser l’apport exceptionnel à l’avancement des nouvelles technologies de l’information et des communications. Tara Hunt est, entre autres, cofondatrice et CEO de Buyosphere, une communauté de magasinage en ligne!






novembre 17, 2011 à 16:50
Je serais vraiment curieux de voir la grille d’analyse, parce que n’importe quel utilisateur qui a déjà tenté de faire quoi que ce soit de plus compliqué que de voir la liste des téléphones disponibles sur le site de Rogers (pourtant en troisième position) sait que le site est un désastre fonctionnel (y’a jamais rien qui fonctionne)… Si la méthode scientifique parle de « la perception des attributs », un si mauvais site ne devrait quand même pas se retrouver si bien classé (même si la présence twitter de Rogers est excellente).
La liste d’évaluation:
1. Information
2. Esthétisme
3. Navigation
4. Sécurité
5. Interactivité et personnalisation
on aurait dû commencer par un point
0. ça fonctionne ce site là ?
C’est plus utilitaire que marketing, mais c’est l’essence, il me semble.
/fin du rant de fin d’après-midi.
novembre 17, 2011 à 17:52
» L’indice imarkscore croise l’évaluation faite par les consommateurs avec celle des experts. »
Nous, consommateurs, n’avons pas d’attentes élevées en ce qui concerne la qualité de conception des sites Internet. Nous sommes résignés aux lacunes des sites que nous utilisons quotidiennement.
Eux, les experts, font une évaluation mécaniste de certaines composantes de sites Internet. Un site qui fonctionne bien ce n’est pas une addition de composantes, mais une intégration cohérente et réfléchie d’intelligence humaine et de technologie.
novembre 18, 2011 à 0:32
Bonjour Sylvain,
D’abord, merci de ton intérêt pour l’étude imarkscore. Je m’appelle Alexandre Tellier et suis chargé de projet à la Chaire RBC. Nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de se rencontrer lors de l’événement du 16 novembre.
Comme tu l’as soulevé, la performance du site Web est un constituant important de l’indice, mais non le seul (40%, 20% pour les trois autres).
En fait, l’évaluation du site Web n’est pas basée sur une grille d’analyse experte. Ce canal est évalué directement par le consommateur. Il donne son évaluation globale du site et les cinq dimensions que tu mentionnes sont utilisées subséquemment pour nous permettre de mieux comprendre comment le consommateur a évalué le site.
Dans le cas de l’industrie des télécommunications, la tâche sur le site était de choisir le forfait téléphone (cellulaire ou résidentiel) convenant le mieux à ses besoins. Rogers a été évalué par 70 consommateurs et l’industrie des télécommunications, par 350 consommateurs en tout.
Donc, le consommateur répond à la question que tu mentionnes (ça fonctionne ce site là ?). En l’interrogeant sur la performance globale du site, ce n’est pas seulement l’aspect fonctionnel du site qui est considéré, mais le site dans son ensemble (ce qui inclut par exemple l’esthétisme du site comme tu le mentionnais). L’attitude de la personne envers Rogers en tant qu’entreprise a sans doute un impact ici, comme pour l’appréciation de tout site.
Merci encore pour ton intérêt et ton feedback!
Alexandre