L’engagement, la propagation, les pages vues, les conversions : toutes sont dépendantes du taux de participation atteint. Comment faire augmenter ce taux de participation si crucial ? Une façon simple, le jeu.
Toute application ayant un volet social sur un site Web, autant une communauté 2.0 qu’un site corporatif ayant des applications sociales simples, a le même défi : inciter ses utilisateurs à la participation sur leur espace. L’engagement, la propagation, les pages vues, les conversions : toutes sont dépendantes du taux de participation atteint. Comment faire augmenter ce taux de participation si crucial ?
Une façon simple, le jeu. Certains réseaux sociaux émergents l’ont bien compris, Foursquare notamment (et autres Brightkite et Gowalla). D’autres réseaux plus classiques l’ont également expérimenté où en ont simplement été le théâtre. Ces sites sont alimentés en grande partie par de la donnée fournie par les utilisateurs, et ont trouvé des façons pour motiver les utilisateurs à leur fournir du contenu.
Compétition : l’exemple de Foursquare
On le sait, il y a de l’ego derrière le partage constant d’informations sur les réseaux sociaux. Foursquare profite de cette tendance en instaurant un climat de compétition (en savoir plus sur Foursquare). Foursquare attribue des points à votre profil, un peu à la manière d’un jeu vidéo, lorsque :
- Vous annoncez votre présence dans un lieu donné (1 point)
- Vous visitez un lieu pour la première fois (5 points)
- Vous ajoutez un lieu qui n’était pas connu de Foursquare (5 points
Ces points ne valent rien pour l’instant, mais vous positionne dans un « leaderboard » et c’est suffisant pour certaines personnes. Foursquare pousse le concept en nommant vous nommant maire si vous jouissez de la meilleure représentation dans un lieu donné. Certains lieux plus allumés que d’autres encouragent les utilisateurs de Foursquare en donnant des réductions aux maires et à ceux qui ont annoncé leur présence sur Foursquare.
Finalement, Foursquare vous remet des « badges » pour vous récompenser de certaines actions, beaucoup de visites d’un même lieu dans la même journée, etc. Tout cela contribue à inciter l’utilisateur à émettre sa position.
D’autres exemples de compétitions ? L’application Facebook Status Competition a eu de très bons moments dans la communauté de geeks québécois, celle de Praized également qui donne des points pour documenter des lieux, un peu comme Foursquare. On peut également mentionner de gros succès tels Mafia Wars.
Voyeurisme : l’exemple de Formspring
Pendant mon adolescence, un jeu très populaire existait et existe toujours je crois, « vérité ou conséquence ». C’est un jeu qui a pour objet de créer une pression sociale dans un groupe d’amis dans le but de savoir des choses qui auraient dû rester secrètes.
Formspring est un peu ce jeu, version Web. On peut poser des questions à un membre de façon tout à fait anonyme, et celui-ci (qui doit choisir de s’exposer de la sorte) doit y répondre. C’est une façon de mieux connaître ses amis Web et c’est plutôt amusant. Encore une fois, tout ce contenu est créé sur la plateforme qui l’héberge.
Coopération : l’exemple de Google Image Labeler
Google a un énorme défi et aura besoin d’aide pour le réaliser : documenter et identifier toutes les images du Web sur Google images. L’entreprise a trouvé une bonne façon de combiner travail et plaisir pour ses utilisateurs avec Google Image Labeler. C’est un jeu où l’on doit écrire des mots-clés ou tags à la vue d’une photo. On fait l’exercice en même temps qu’un autre utilisateur et lorsque les deux joueurs ont des tags identiques, Google applique le tag à l’image. Une façon simple et amusante de documenter les photos tout en assurant la qualité du tag et donc des résultats offerts sur Google Images.
Bref, soyez créatifs et n’oubliez jamais que plusieurs utilisateurs passent du temps dans les réseaux sociaux avant tout pour s’amuser. Donnez-leur l’occasion de s’amuser et ils vous rendront la pareille.




